septembre 24, 2020
Nationale

La défaite de Céant pourrait être cuisante au Parlement

Le Premier ministre nommé a fait le dépôt de ses pièces, le vendredi 10 août, au Parlement. Il s’agit d’une première étape dans le long processus qui doit l’emmener à la Primature, après la bénédiction du Parlement. Cependant, d’immense questions sont en train d’être posées sur les marges de manoeuvres du pressenti chef du gouvernement en vue de satisfaire certains groupes de parlementaires, dit-on, gloutons.

L’arène du bicentenaire a son mode de fonctionnement. Si on devrait prendre aux mots le parlementaires après les évènements du 6 au 8 juillet dernier on croyait que le nouveau Premier ministre allait confronter à moins de difficultés pour former un gouvernement. Mais, ç’aurait été mal connaitre ce qu’est le nouveau fonctionnement des parlementaires. Pour être accepté, il faut négocier. Pour négocier il faut être en mesure de donner. Céant doit se montrer fin tactiquement et bon négociateur.

Selon nos sources, généralement bien informées, le président Jovenel Moïse est en train de tout faire pour couler le leader de Renmen Ayiti. Avant et après avoir nommé le désormais ex- Premier ministre Jack Guy Lafontant, le chef de l’Etat avait réalisé 3 rencontres avec les différents groupes au Parlement. Pour l’instant, il n’y a même pas une tentative pour une telle initiative. Le très populaire notaire nage seul dans les eaux troubles du Parlement. Aucune aide de la part de la présidence. M. Céant doit prendre les choses en main et montrer de quoi il est capable avec les parlementaires.

Des questions pertinentes reviennent de temps en temps. Pourquoi il n’y avait aucun représentant des blocs parlementaires à la cérémonie de presentation de M. Céant à la nation? Pourquoi le president Moïse n’a, pas une seule fois en 46 minutes, pas demandé formellement au Parlement de donner un vote favorable au Premier ministre nommé? Le doute plane sur la bonne foi de l’homme-banane à aider le notaire Céant à sauter les écueils au bicentenaire.

L’ancien candidat malheureux aux deux dernières élections rencontre les secteurs mais incapable de faire des promesses. Incapable de partager le gateau sans savoir combien de tranches lui sont est réservées. Seul au monde, Jean Henry Céant peut-il faire basculer les mauvaises intentions prêtées au chef de l’exécutif? Entre temps, les ministres démissionnaires continuent de multiplier leurs contacts en vue de garder leur porte feuille. Voilà tout l’imbroglio.

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