décembre 13, 2018
Nationale

Haïti: Paralysie totale des activités

Après une journée de manifestation, hier 18 novembre, émaillée de violences, la République s’est réveillée encore sous tension. Ce lundi 19 novembre 2018, dans toutes les villes du pays, les activités sont au point mort. Très tôt ce matin, de nombreuses personnes ont essayé vainement de se rendre sur leurs lieux de travail respectif.

Le transport en commun est complètement paralysé. Les grandes stations interdépartementales ; comme Cayes-Port au Prince, Port au prince –Jérémie, entre autres, sont vides. En ce qui concerne le transport entre les différents recoins de la zone métropolitaine, le constat n’est pas différent. Les chauffeurs qui assuraient ordinairement ces trajets, ont brillé par leur absence. Aucune affluence.

Les activités économiques vont dans le même sens. Les banques commerciales, privées comme publiques, les marchés publics sont vides. Le marché en fer, le marché de la Croix des Bosales et celui de Salomon. L’espace du centre ville qui est utilisé souvent comme marché public est désertique. Aucune pompe à essence n’est fonctionnelle.

Malgré l’appel lancé, depuis hier, par le ministre de l’éducation nationale, Pierre Josué Agénord Cadet, les écoles sont restées fermées. Si certaines ont tenté d’ouvrir leurs portes, elles ont dû finalement laisser partir les enfants. Aux Cayes, le Collège Frère Odile Joseph qui tentait de fonctionner a dû renvoyer les enfants, suite à des jets de pierres lancés par des individus en colère.

Les organisations de l’opposition qui ont lancé ces deux journées de grève ont déjà dressé un bilan plutôt positif pour cette première journée. Ils invitent la population à rester à la maison en vue de trouver le départ du président Jovenel Moise du pouvoir.

Dans l’intervalle, la police nationale et l’opposition se livrent dans une guerre de chiffres sur le nombre de personnes tuées lors de la manifestation d’hier. Entre ces deux camps, personne ne sait qui détient la vérité puisque chacun défend son camp. La vérité c’est qu’après ces manifestations, le pays est encore à feu et à sang. Toutes les activités sont au point mort.

Mauryle Azaine, radio Metronome

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