octobre 29, 2020
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Billet à Jean Alfred

Cher Jean,

Je t’écris ce dernier billet dans un contexte extrêmement difficile et douloureux. Les mots me manquent et me parviennent difficilement. Les larmes effacent chaque mot. La nouvelle de ton départ pour l’orient éternel est passe mal et reste de travers à ma gorge. Je ne peux pas avaler cette pillule. La nouvelle me prend par les tripes.

J’étais dans un véritable déni en entendant la nouvelle de la mort d’un ami frère. J’étais obligé de recourir auprès de Marc André Jean pour confirmer cette triste nouvelle. Les morts n’ont jamais de défaut, dit-on, mais moi, j’ai toujours témoigné de ta bonté et de ta générosité. Tu as été le premier à me supporter comme reporter aux Gonaïves et malgré ton aura tu as toujours été humble envers tous les journalistes.

Notre dernière conversation remonte à novembre 2016. Mais, j’ai toujours demandé pour toi et tu as toujours été dans ma mémoire. Je sais que tu ne vas pas lire ce billet mais je m’étais tenu de te l’écrire. Des questions pertinentes se posent sur la cause de ton départ pour l’au-delà. Je me fais le devoir de t’écrire en mon et celui de de nos confrères. Tu nous laisse dans une énorme tristesse et le vide se fera sentir pendant de longues années.

Corvington Jean

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