septembre 16, 2019
Société

Le Grand corps devient petit et minable

Le Grand Corps est malade ; vraiment malade. Disons mieux : Il est en agonie. Mal perçue, mal vue, cette institution si noble devient dans l’opinion publique haïtienne le repère des bandits toute catégorie par excellence, le bastion de la corruption. Les derniers événements de cette semaine impliquant des sénateurs dans des combines les unes plus dégradantes que d’autres ont douché tout espoir d’un sursaut.

Pédophilie, homosexualité, vol à l’étalage, kidnapping, gangstérisme, dilapidation de fonds publics, assassinat, tout cela au su et vu de tous.

Quand la chose devient publique dans la presse et les réseaux sociaux, c’est avec fierté d’une part, arrogance de l’autre que ces sénateurs s’enorgueillissent en mettant au défi quiconque de leur jeter la première pierre.

Et le dernier scandale des millions distribués par le premier ministre nommé, Fritz William Michel aux parlementaires n’a pas empêché à la République de fonctionner ni aux sages de dormir tranquille ; ce qui était autrefois discuté dans les couloirs, loin des caméras, est déballé sur la place publique. Rien n’est sacré désormais ; pourquoi cette agitation pour condamner des militants qui ont profité de la déliquescence ambiante pour donner libre cours à leurs imaginations… ?

Saurel Jacinthe, Kedlaire Augustin, Willot Joseph, Dieudonne Luma Etienne, Herve Fourcan et consorts des noms de senateurs de la 50eme qui doivent troubler le sommeil éternel d’une sommité comme Emile Saint Lot…

Azaine Mauryle

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