août 24, 2019
Nationale

Le jeu de poker menteur des deux branches du Parlement

La Chambre des députés et le Sénat se jouent à la cache-cache. Le Premier ministre Jean Henry Céant est au coeur de ce combat politique. Cependant, cette bataille ne semble qu’un prétexte au vrai problème. Le départ ou non du président Jovenel Moise semble être l’objectif de cette bataille acharnée.

Tout ne se résume qu’à une question d’interpellation du chef du gouvernement. Le Sénat dans son souci de “blinder” le chef de la Primature face à un éventuel vote de censure de la chambre des députés l’a interpellé pour le mardi 20 mars prochain. La chambre des députés a pris le Sénat de vitesse en interpellant Jean Henry Céant pour le lundi 18 mars à compter de 10h AM. Contre toute attente, Carl Murat Cantave a reformulé une autre lettre d’invitation pour le lundi 18 mars entre minuit et 9h AM. Le Parlement crée un précédent. Du jamais vu dans les annales de l’histoire de cette institution.

Qu’est ce qui se joue au Bicentenaire? Les intérets sont considérables. La chambre basse est à sa dernière année. Les députés jouent leur réélection. De la logistique et du pognon pour les prochaines campagnes électorales. Du côté du Sénat de la République, les sénateurs interpellateurs réputés proches du Premier ministre jouent la carte de l’après Jovenel Moïse. La présidence tant convoitée par Jean Henry Céant soutenue par une frange de l’opposition en attente de la Primature et du contrôle des ministères.

Le conflit entre la Présidence et la Primature trouve désormais son écho entre les deux branches du Parlement. Le contrôle du pouvoir n’a jamais été au coeur d’une bataille sur la place publique entre les deux chefs de l’exécutif. Jean Henry Céant a laissé le pays sans trompette ni fanfare pour un voyage officiel. Entre temps, quel ministre joue le rôle de PM a.i? En cas d’urgence à qui devra t-on faire appel?Peut être le peuple, éternelle victime, ne sera qu’un simple observateur. D’un côté comme de l’autre, ça semble se jouer à coup de millions.
L’on est vraiment en droit de se demander qui de nos dirigeants aiment ce pays?

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