Rareté de Carburant : le gouvernement impuissant, des syndicalistes en colère, le secteur privé en profite

Jean CorvingtonJean Corvington

A côté de la montée vertigineuse du phénomène de l’insécurité, notamment les cas de kidnapping, la population haïtienne doit également faire face à la rareté de carburant qui s’est accrue dans le pays depuis le début du week-end. 1250 gourdes, c’est le prix de la gazoline sur les trottoirs. Le diesel se vend à 1500 gourdes.

Depuis ces derniers temps, le carburant se fait de plus en plus rare en Haïti. Rendre ce produit transversal disponible dans les pompes à essence, un défi qui paraît insignifiant, mais pourtant le gouvernement d’Ariel peine à le relever. S’agit-il d’un manque de volonté ou d’un fait exprès? En tout cas, le pays est toujours en panne de carburant.

C’est depuis le début du week-end pascal que la rareté du carburant s’est intensifiée, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans certaines villes de province. Trouver ce précieux liquide, n’est pas chose aisée. Il faut 1500 pour avoir un gallon de gazoline sur les trottoirs, et 1250 gourdes pour le diesel. Du coup, le prix des différents trajets a été revu à la hausse. Et comme conséquence;des altercations entre chauffeurs et passagers.
Ici en Haïti, même pour le strict minimum,la population ne peut pas compter sur le gouvernement. Cette nouvelle crise de carburant est la preuve que l’équipe au pouvoir, menée par le neurochirurgien de 72 ans n’est pas à la hauteur.

Si au paravant, il y avait toujours des raretés de carburant dans le pays , mais depuis l’accession d’Ariel Henry à la primature, la situation s’est aggravée. Les pompes à essence, très souvent affichent toujours porte close. se vend dans l’informel.

Ces derniers temps, il est plus facile de rencontrer un marchand de carburant au lieu d’un marchand d’eau ambulant. On dirait que le gouvernement a officialisé la vente de ce précieux liquide sur les trottoirs.

Face à cette nouvelle rareté observée dans le pays, des organisations syndicales du transport en commun réagissent suite à L’association des propriétaires et chauffeurs (APCH),dit ne pas être étonnée, arguant que cette situation était prévisible. Méhu Changeux, coordonnateur général de l’APCH s’en prend contre le gouvernement qui ne manifeste aucune volonté pour améliorer la situation.

Et de promesses illusoires en promesses illusoires, le Gouvernement cherche toujours de rassurer la population.
Ainsi, le ministre du commerce et de l’industrie, Ricardin St Jean, explique que l’intensification de la rareté du carburant sur le marché découle d’un retard dans les commandes placées pour les compagnies pétrolières.
« le problème est en passe d’être résolu », rassure le ministre.

Même si les mesures annoncées par le gouvernement n’ont pas toujours fait effet,le ministre affirme que le gouvernement travaille pour essayer de trouver une solution à la crise récurrente du carburant.
En ce sens, une commission a été créée le 4 avril écoulé en marge d’une rencontre réalisée entre la primature et des acteurs importants dans le secteur pétrolier. Objectif: Élaborer des propositions en vue d’aboutir à une solution durable au phénomène de rareté de carburant.

Jean Corvington