août 4, 2020
Actualités Editorial

Stop!

Basta! Un mot que la majorité silencieuse aimerait prononcer aux politiques. La population civile, étirée par ces inteminables crises, veut enfin voir le bout du tunnel. D’un côté, le pouvoir incapable de donner solutions aux problèmes les uns plus compliqués que les autres. D’un autre côté, l’opposition politique qui multiplie les initiatives mais incapable de faire tomber le président de la République.

Sur les 12 derniers mois, l’opposition politique, particulièrement le secteur dit démocratique et populaire a su rallier bon nombre de gens à leur cause. Le président Jovenel Moïse de plus en plus décrié a perdu certains alliés de poids désormais cantonnés dans le camp adverse. La litanie des reproches au premier mandataire de la nation est tellement longue que chacun d’eux en constitue une cloche. A chaque jour un nouveau scandale. A chaque jour une révélation. Le président a perdu le contrôle des institutions, le contrôle du territoire. 5 millions d’Haïtiens vivent dans l’insécurité alimentaire, une crise humanitaire frappe à nos portes. Les médias n’en parlent presque pas. Presqu’impossible de parler de chef de l’Etat. Un semblant président cantonne au Palais national.

Plus les jours passent, plus la situation se dégrade. Le fossé entre le pouvoir exécutif et l’opposition s’elargit. L’amalgame bat son plein au plus niveau. Des journalistes s’identifient sans ambage à un camp politique. Des leaders d’opinion convertis en présentateurs de membres de commissions. L’objectivité journalistique est bien derrière nous. “L’information doit être neutre”, rappellent toujours les journalistes séniors Jacky Marc et Jacques Desrosiers. Cependant, on se pose de pertinentes questions sur l’articulation du combat de l’opposition politique sur le terrain qui parait être très stagnante. L’éviction de Jovenel Moïse semble être un vrai casse-tête pour ces milliers d’opposants au régime Tèt Kale. Le mandat de monsieur Moïse doit être sur la table pour espérer un dégel de la situation.

Une solution s’impose. A défaut de la victoire d’un camp, les parties doivent s’asseoir pour trouver une issue à cette crise qui dure trop. Jovenel Moïse doit quitter le pouvoir. C’est une évidence. Trop de morts et de blessés. Trop d’entreprises pillées, brulées ou vandalisées. Trop de pertes dans tous les secteurs. La liste des chômeurs s’allonge. Un véritable suicide collectif. Entre Jovenel Moïse qui refuse de partir et une oppostion qui ne jure que par ce départ, la population est mal prise dans une crise politico-économique qui s’enlise. Tout doit être mis en ordre pour un départ planifié. Demain est a nous. Nous devons le construire.

Corvington Jean

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