novembre 28, 2020
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Un billet à madame Oscane

Madame Oscane, c’est sous cette appellation que tous les habitants du quatier Parc Vincent (Gonaïves) te connaîssent depuis des belles lurettes. Tous ceux qui te cotoient, savent que tu es une personne humble. Fort de cela, je décide de t’ecrire à un moment où tout est fini. Tu n’es plus d’ici. Tes Fils Stanley et Papouche font partie de mes meilleurs amis. Chacun d’entr’eux a une experience extraordinaire avec moi. Certes, Stanley était plus proche de moi, on a eu de belles expériences. Papouche est celui qui m’a appris à conduire et à réparer les motocyclettes.

Je t’ecris ce billet, chère Madame, pour te témoigner de ma gratitude. Lorsque Stanley m’a dit que tu ne te portais pas trop bien, et que tu étais sur le point de mourir, je dois avouer que c’était une des pires nouvelles que j’aie reçues. Malheureusement, deux jours plus tard j’ai appris avec beaucoup de tristesse et de consternation que tu étais partie pour l’au-delà. Tu étais la seule personne du quatier envers qui, presque tous les jeunes avaient des dettes. “Mwen ta renmen konnen kiyès nan jenerasyon pam nan ki kapab di yo pa dwew swa dous yo te achte yo pat peyew, oubyen pen ak manba mele ak konfiti. 

Tu étais une femme dévotieuse de religion adventiste qui restait attachée à ta foi. Jamais, tu ne t’es fâchée contre nous, tu nous invitais toujours dans tes églises. C’est le moment de partir, je crois que tu es partie en ayant bien accompli ta mission sur cette terre. La mort est un passage obligé et nous devons l’accepeter. 

 Adieu Madame Oscane

Corvington Jean

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