novembre 14, 2019
Actualités Editorial

Un billet aux fils et filles des Gonaïves

Gonaïves, j’entends ta situation, c’est le chaos total. Une ville qui, jadis était la fierté de tous ses fils et ses filles et de toute L’Artibinite en général. Cependant, aujourd’hui la ville fait face à une situation difficile, affronments entre deux quartiers chauds de la ville, rien que pour satisfaire des intérêts politiques de petits groupes.

La cité de l’indépendance est en train de revivre pratiquement le même scénario des années 2003-2004 où les fils de la ville se sont battus entr’eux pour des querelles politiques. En ce moment la situation risque d’envenimer, des rafales d’armes automatiques sont entendues tous les jours dans la cité, depuis près d’une semaine. Les hommes de Raboteau et ceux de Descahos sont en train de troquer leurs armes. Si cette situation persiste, plus d’un prévoient déjà une guerre civile dans la cité de l’indépendance provoquée par le pouvoir en place et l’opposition.

Et pourtant, depuis plusieurs années l’on constatait une nette amélioration dans la ville où les jeunes prenaient le temps de s’amuser en toute quiétude avec eur famille. Malheureusement, pour des raisons mesquines, ces affrontements qui auront sans doute des conséquences néfastes sur toute la ville, risquent de s’empirer dans la quatrième ville du pays.

A vous fils et filles des Gonaïves, ressaisissez-vous. La ville de la terre salée ne peut plus être le butin de guerre entre corrompus et assoifés du pouvoir. Ville historique, ville rebelle, Gonaïves ne peut servir de monnaie d’échange entre alliés d’hier et ennemis aujourd’hui. Halte là. Mettre bas les armes.

Corvington Jean

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